Les Athéniens n’eurent-ils pas raison de poursuivre en Socrate un disciple des pires sophistes, un corrupteur de la jeunesse et un contempteur des dieux, preuves à l’appui ? La charge est écrasante. Mais Socrate, fidèle à lui-même, choisit de s’adresser à l’intelligence de ses juges en leur révélant l’origine de sa quête – et de leur rancœur – : l’ordre delphique le mettant au service de sa cité. Puis, il en vient à l’essentiel : sa mission divine, son daimön (ange). Sans illusion sur l’issue, il proclame sa joie de la vie éternelle. En prison, il refuse à Criton son évasion et prononce un magnifique éloge des lois, âmes de la cité !
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