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II. La relation de création

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Par l’abbé Georges de Nantes

1 h 02

Paris, 17 décembre 1981

Les juifs puis les Pères de l’Église ont expérimenté ce choc devant l’Existence, car Dieu s’est révélé comme JE SUIS, plein de sollicitude pour chacun. Émerveillement ! mais au détriment de la connaissance scientifique véhiculée par Aristote.

La confrontation était inévitable.

Saint Thomas voudra concilier les deux visées en choisissant le substantialisme aristotélicien – qui donne aux choses leur consistance –, sans oublier le fait métaphysique : leur création par Dieu. Mais, sur la relation, impossible de suivre saint Thomas qui la considère, après Aristote, comme accidentelle : or c’est elle qui nous constitue fils de nos parents et de Dieu !

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