Le siècle de Marie
Première partie : 1789-1848
Chateaubriand ou le (mauvais) génie du Christianisme.
Par Frère Bruno de Jésus-Marie
58 min
Maison Saint-Joseph, Août 1999
Pour définir le romantisme, il faut revenir à la rupture de 1789 : les écrivains nourrissent l’ambition de construire un nouveau monde dont ils seront les rois ! Volonté partagée par les contre-révolutionnaires réagissant contre les philosophes des Lumières ! Chateaubriand aurait pu être l’artisan d’une réaction par sa plume d’enchanteur ! Las ! Son Génie du christianisme, qui se voulut œuvre de réparation, assurément réhabilite le catholicisme, mais un catholicisme sentimental, libertaire et progressiste ; de plus, l’auteur, sabotant l’action de Louis XVIII, porte une lourde responsabilité dans le détournement de la vraie réaction et la montée du courant libéral.