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La révolution de 1944

L’inique procès du Maréchal Pétain (23 juillet - 15 août 1945).

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Par Frère Thomas de Notre-Dame du Perpétuel-Secours

60 min

Camp Notre-Dame de Fatima, Août 2005

Le procès du maréchal Pétain devant la Haute-Cour de justice instituée par le général de Gaulle fut un simulacre. Tout concourait à la condamnation du chef de l’État français, revenu de son exil pour « défendre son honneur de chef et protéger par sa présence tous ceux qui l’avaient suivi. » La République des partis avait à se venger, la sanglante Résistance à se justifier, le gouvernement provisoire à trouver une légitimité. Mais un des témoins à charge, Léon Blum, livrera dans un moment de sincérité la raison profonde de leur haine à tous : « Il n’y aurait rien eu à reprocher au Maréchal, s’il n’avait pas attenté, comme il l’a fait, au laïcisme républicain, notamment en redonnant au clergé une place qu’il n’avait plus, et surtout en bouleversant les lois républicaines concernant l’enseignement. » L’accusation se montra d’une partialité écœurante et, malgré les faiblesses de la défense, l’innocence du Maréchal éclate à toutes les pages de la minute du procès. L’avoir condamné à mort est un péché qui demeurera sur la conscience de la France, tant que ce procès ne sera pas révisé, ni la sentence cassée.

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