Vraie religion, fausse mystique
Bossuet contre Fénelon.
Par l’abbé Georges de Nantes
1 h 27
Paris, 10 avril 1975
À la suite du concile de Trente, un grand courant de sainteté et de vie mystique se développa, mais des dérives éclatèrent au XVIIe siècle avec de nouvelles mystiques : illuminisme et quiétisme, s’émancipant des lois ordinaires au nom du Pur Amour. Rome trancha contre Molinos et on ne parlerait plus de Madame Guyon, démasquée par le grand Bossuet, si elle n’avait été soutenue par l’ambitieux Fénelon. Le choc des deux évêques révéla tragiquement deux conceptions de la religion et de l’État.
En contraignant Rome à réprimer, Louis XIV et Bossuet sauvèrent les principes de l’ordre humain et chrétien.
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